LE PM A L’OUVERTURE DES RENCONTRES PHOTO DE BAMAKO

"Sans les artistes, le monde serait difficile à vivre"
 
Dans le jardin du Musée national, le Premier ministre, Modibo Keita, a procédé samedi, 31 octobre à l’ouverture des activités des Rencontres photographiques de Bamako, Biennale africaine. Les Rencontrent se tiendront jusqu’au 31 décembre prochain.
 
C’est un Premier ministre, Modibo Keita acquis à la cause des artistes particulières des photographes qui a donné le coup d’envoi de la Biennale de la photographie/Rencontres de Bamako, 10è édition. L’engagement du chef du gouvernement pour les professionnels de l’image s’est révélé à travers ses propos : "sans les artistes, le monde serait difficile à vivre".

La déclaration du Premier ministre du Mali, tenu devant la centaine de professionnels de la photographie des quatre coins du globe dénote combien les autorités maliennes accordent une place à la photographie. Elle a été accueillie avec satisfaction par les photographes qui voient au Premier ministre, une personnalité qui reste à l’écoute des artistes.

Pour un diplomate, les propos de Modibo Keita ne sont pas surprenants en ce sens que dit-il, le Mali est un grand pays de photographie. A preuve, deux des grands noms de la photographie continentale Malick Sidibé et Seydou Kéita se sont inscrits en lettre d’or dans les annales de la photographie mondiale.

L’organisation d’u tel événement à Bamako depuis 1994 s’inscrit dans l’esprit de découvertes, d’échanges et de visibilité des photographes. C’est ce qui fait de la Biennale de la photographie africaine, "un lieu pour créer les conditions de valorisation de la création photographique africaine afin de permettre aux photographes d’accéder au marché international". 

La thématique retenue pour l’édition 2015, selon le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Mali "Telling time" (Conter le temps), vise à utiliser la photographie comme un médium d’exploration de la notion de temporalité à travers la narration du passé, du présent et du futur. Un thème dira le ministre Diallo qui s’adapte parfaitement aux bouleversements récents qu’ont connus le Mali et les régions avoisinantes. L’événement a dit le ministre de la Culture, "s’inscrit dans la dynamique nationale de contribution à l’amélioration de l’image du Mali et la construction de la paix".

L’ambassadeur de France au Mali, Gilles Huberson n’a pas manqué de mettre l’accent sur l’importance de la tenue de la 12e édition des Biennales photographiques. "Il est le symbole de la normalité. La vie artistique reprend", a souligné M. Huberson.
Il profité de l’occasion pour lancer un appel à ses concitoyens "qu’ils peuvent venir à Bamako et qu’il y a la normalité. Une normalité tournée vers l’avenir". La directrice générale de l’Institut français, le Commissaire général des Rencontres photographiques de Bamako, Samuel Sidibé se sont félicités de la reprise de la Biennale photo après 4 années d’interruptions. Les Rencontres se poursuivent jusqu’au 31 décembre 2015.

Amadou Sidibé (Mali)

Institut Français
Ministère de la Culture de l’Artisanat et du Tourisme du Mali
© RENCONTRES DE BAMAKO