KHADIJA SIDIBÉ Le portrait décalé pour faire voyager


En marchant dans certains quartiers de Bamako, l’on peut faire des rencontres intéressantes. Ainsi, en allant à l’Institut français, et non loin de là, nous sommes tombés sur une exposition en off, et plus qui est ambulante. La voix de Khadija Sidibé, présidente directrice du cinéma numérique ambulant Mali, qui nous ouvre la voie aux explications…

Quel est l’objectif du cinéma numérique ambulant Mali ?

Notre objectif principal, c’est la diffusion du film africain en milieu rural. Depuis 2005, nous participons aux Rencontre de Bamako.

Comment y participez-vous ?

Nous nous déplaçons dans les quartiers de Bamako avec le studio numérique ambulant. Nous l’installons dans un quartier pendant 4 à 5 jours et les gens viennent se faire photographier. Nous leur faisons un portrait décalé. Nous leur remettons la photo et nous affichons un double. La nuit, nous projetons le diaporama des photos que nous avons prises.

Vous les projeter où ?

Nous les projetons sur la place publique du quartier en accord avec le chef du quartier et d’autres. Donc, décidons ensemble de la projection. Les habitants viennent tous voir et apprécier.

Qu’est-ce qu’un portrait décalé ?

Un portrait décalé, c’est faire voyager les gens en Asie, en Amérique, en France, et même dans d’autres pays d’Afrique sans qu’ils bougent, grâce à des fonds. Moi, j’ai fait un portrait décalé avec la photo d’Aminata Dramane Traoré que j’ai depuis 2005. C’est une photo qui a eu du succès.

Est-ce que cela permet aux gens de rêver ?

Oui, c’est exactement ça ! D’où le nom de portrait décalé à ces photos. Pour cette année, comme on parle du temps, « Telling time », nous avons, donc, pris les photos pries en 2005 pour les afficher avec les nouvelles photos et les diffuser dans les quartiers.

Est-ce que depuis 2005, les gens reviennent se faire photographier ?

Oui ! A chaque fois que nous amenons le studio dans un quartier, les gens qui connaissent, qui ne connaissent pas, ceux de passage viennent faire la photo. La femme qui est derrière vous [montrant une dame d’un certain âge] est venue la première fois en 2005. Puis, elle s’est fait photographier en 2007. Et, aujourd’hui, elle vient revoir comment ça se passe.

Propos recueillis
par Zouhour HARBAOUI (Tunisie)

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